Lorsque l’on travaille sur un chantier, qu’il s’agisse de génie civil ou d’une installation industrielle, l’essentiel est la sécurité des travaux en hauteur. Avant de choisir les EPI ou équipements de protection individuelle, nous donnerons la priorité à la protection collective, car elle protège tous les travailleurs en même temps et réduit le risque dès le départ.
Garde-corps, chemins de circulation ou filets de sécurité sont des systèmes que les techniciens et les installateurs rencontrent pratiquement sur n’importe quel chantier. Choisir le système adapté à chaque phase du projet est essentiel pour que la protection soit réellement efficace.
Que sont les protections collectives sur chantier ?
Les protections collectives sont des systèmes conçus pour protéger tous les travailleurs exposés à un risque, à la différence des EPI (équipements de protection individuelle), tels que le casque, le harnais de sécurité ou les chaussures de sécurité, qui ne protègent que la personne qui les porte correctement.
Leur objectif principal est de prévenir les chutes de hauteur et les chutes d’objets à un niveau inférieur. C’est pourquoi la réglementation relative à la prévention des risques professionnels (Décret royal 1627/1997, sur les dispositions minimales de sécurité et de santé dans les chantiers de construction) établit que la protection collective doit être mise en place chaque fois que cela est possible.
Types de protections collectives dans la construction
Tous les chantiers ne présentent pas les mêmes risques, c’est pourquoi il existe différents systèmes de protection collective adaptés à chaque situation.
Garde-corps de sécurité et protection de rive
Les garde-corps de protection collective sont le système le plus connu. Ils s’installent sur les toitures, plateformes, passerelles et partout où il existe un risque de chute à un niveau inférieur.
Leur fonction est d’empêcher une personne d’accéder accidentellement au vide. C’est pourquoi ils doivent présenter une structure solide, une hauteur adéquate et être correctement fixés selon le type de surface et de bord qu’ils protègent.
Filets antichute
Les filets antichute collectifs se placent directement sur les éléments fragiles de la toiture (lanterneaux ou puits de lumière) afin d’éviter qu’une personne ne tombe à travers la surface elle-même.
Le filet ne remplace pas le garde-corps ; en fait, ce sont des systèmes complémentaires et il est courant de trouver les deux sur une même toiture, comme protection supplémentaire face aux éléments fragiles. L’efficacité du filet dépend de l’installation du produit adapté à chaque type d’élément fragile, ainsi que des contrôles périodiques correspondants.
Lignes de vie collectives
Dans certaines situations, il n’est pas possible d’installer des garde-corps ou des filets sur toute la zone de travail. Dans ces cas, on a recours à des lignes de vie collectives : des systèmes d’ancrage continu, horizontaux ou verticaux, auxquels plusieurs travailleurs peuvent se connecter simultanément avec leur équipement de protection individuelle, facilitant ainsi le déplacement en sécurité d’une zone à l’autre.
Dans chaque projet, il est nécessaire d’étudier quel type de protection convient à chaque cas et à chaque utilisation.
Protections collectives à chaque phase du chantier
Le système de protection le plus adapté change au fur et à mesure de l’avancement du chantier. Ce qui était une bonne option au début, à mesure que le chantier progresse, on ressent le besoin de changer de système.
- Phase initiale : on installe généralement des clôtures périmétriques et des systèmes de délimitation des zones de travail.
- Phase de structure : il devient nécessaire d’installer des garde-corps de sécurité, des filets antichute et des systèmes de protection pour les trémies existantes.
- Phase de montage et d’installations : il est courant de recourir à des systèmes de protection individuelle comme les lignes de vie pour chantier, qui resteront en outre utiles par la suite pour les travaux de maintenance du bâtiment.
Planifier les protections collectives à toutes les phases du chantier, et pas seulement au début du projet, est ce qui permet de maintenir un niveau de sécurité constant à mesure que les risques évoluent.
Protections collectives vs individuelles : quand utiliser chacune
Un doute fréquent est de savoir quand utiliser une protection collective et quand recourir à un équipement de protection individuelle. La réglementation est claire : chaque fois que c’est possible, la protection collective doit être privilégiée.
La raison est simple : un garde-corps protège toute personne qui accède à une toiture, indépendamment de son expérience ou de son souvenir de mettre un harnais. En revanche, un EPI ne protège le travailleur que s’il l’utilise correctement.
Cela ne signifie pas que les deux systèmes soient incompatibles. Dans de nombreux travaux, il est normal de combiner protections collectives et équipements individuels pour offrir un niveau de sécurité supérieur, en particulier pour les tâches ponctuelles où une protection collective n’est pas envisageable.
Solutions d’Ypsos Safety pour le génie civil et l’industrie
Chaque chantier présente des besoins différents : protéger la toiture d’un bâtiment industriel n’est pas la même chose que protéger une tour, un pont ou une unité de production. C’est pourquoi il est important de disposer de solutions adaptées à chaque projet et de systèmes conformes à la réglementation en vigueur.
Ypsos Safety propose des solutions de protection collective pour le génie civil et l’industrie :
- Garde-corps de sécurité ANANKE, pour la protection de rive des toitures, planchers et passerelles techniques.
- Filets de sécurité PIGNUS, conçus pour éviter la chute à travers les surfaces fragiles.
- Lignes de vie ZOIS, périmétriques et verticales, pour assurer la continuité d’ancrage des équipes qui travaillent ou réalisent de la maintenance en hauteur.
- Chemins de circulation PASSUS et échelles verticales REBRIK, pour l’accès sécurisé aux toitures et aux installations.
Ypsos Safety fabrique ces systèmes et offre un conseil technique aux équipes de prévention et aux coordonnateurs de sécurité ; l’installation sur chantier incombe à des entreprises d’installation agréées.
L’importance d’une planification correcte
Installer une protection collective ne consiste pas uniquement à poser un garde-corps ou à installer un filet. Il faut étudier les risques existants à chaque phase, choisir le système le plus adapté et vérifier que l’installation est réalisée correctement.
Il est important de réaliser des inspections périodiques pour vérifier que tous les matériaux conservent leur résistance pendant le chantier.
Conclusion
La protection collective est la première option face aux risques présents sur tout chantier. Choisir le système adapté à chaque phase du projet, l’installer correctement et l’entretenir convenablement permet non seulement de respecter la réglementation, mais réduit aussi significativement la probabilité d’accidents.
Garde-corps de sécurité, filets antichute, lignes de vie collectives et protection de rive font partie d’une stratégie préventive efficace qui améliore les conditions de travail et protège toutes les personnes qui interviennent sur le chantier. Chez Ypsos Safety, nous misons sur des solutions de qualité adaptées à chaque projet ; c’est un investissement en sécurité, en efficacité et en conformité réglementaire.
Questions fréquentes sur les protections collectives sur chantier
Les protections collectives sur un chantier sont des mesures qui protègent simultanément tous les travailleurs contre les risques de chute à un niveau inférieur.
Ce sont des systèmes et des mesures de sécurité qui protègent les travailleurs simultanément, sans dépendre de l’utilisation correcte d’un équipement individuel par chaque personne.
Garde-corps de sécurité, filets de protection pour lanterneaux et puits de lumière, chemins de circulation ou passerelles de franchissement.
Les plus courants sont les garde-corps de sécurité, les filets pour couvrir les lanterneaux et les éléments fragiles, et les lignes de vie collectives. Tous protègent les travailleurs contre les risques présents à chaque phase du chantier.


